Loading...

Le temps, vu par une ex-impatiente

nordwood-themes-392301
En février tout est profondément endormi. Bien que parfois les rayons de soleil soient si vifs et aveuglants, ils n’arriveront aucunement à troubler le profond sommeil de la nature qui nous entoure. Parfois j’ai l’impression que le soleil de février est impatient d’attirer le printemps et qu’il déploie tout son pouvoir afin de tenter d’accélérer et de changer l’ordre des choses. Pendant longtemps ce soleil de février m’a fait penser à moi, l’impatiente que j’étais.

 

L’accélération

Dans mon cas, l’impatience s’est traduite dans ma vie par un fort désir d’accélérer les choses; avancer plus vite vers mes rêves, accélérer les jours plus tristes, précipiter les voyages ou les événements marquants, je voulais tout vivre et tout obtenir et cela dès maintenant. Ayant été un témoin impuissant de plusieurs décès précoces, je crois que
ma perception du temps et de la vie en a été fortement teintée. Cela a peut-être ancré ce si grand désir d’accélération. Je crois aussi que l’autre facette de ces tristes événements m’a amenée à tenté de conjurer le sort en voulant aller plus vite que lui tout en fuyant ainsi les moments de latence comme s’ils me ramèneraient peut-être à des
douleurs trop vives.

L’hibernation

Oui, je fuyais. Je fuyais les moments trop calmes ou trop plats car je ne voulais trop réfléchir. Je fuyais car j’avais peur de ne plus être en mesure de repartir, de me remettre en action. Je fuyais car j’avais si peur de rester paralysée, engluée dans une stagnation, voire une solitude interminable. Oui, je fuyais. Et cette fuite alimentait l’accélération
toujours plus rapide que je tentais de créer. Et plus je fuyais, plus j’accélérais, plus je me fatiguais. Mais même fatiguée, je me refusais à arrêter, à stagner.

Faire du temps son allié

Ce qu’il y a de merveilleux avec le développement personnel c’est qu’à chaque livre, film, citations ou conférence que tu prends le temps d’intégrer, l’effet papillon se déploie. Tu lis en lien avec un sujet précis qui te préoccupe et c’est beaucoup plus large que cela que l’effet papillon se déploie en toi et autour de toi. Ainsi je ne saurais dire avec
précision quel a été l’élément qui a le plus contribuer à ma transformation. Mais un jour j’ai eu l’intime conviction qu’il en était autrement. Ce n’était pas en misant sur l’accélération que j’irais vraiment ni plus vite ni plus loin. Ce
n’était pas en fuyant les moments de calme, d’endormissement ou de latence que j’aurais de meilleures réponses, prendrais de meilleures décisions ou serais plus vive et joyeuse. À l’image de la nature qui s’endort pour renaître au printemps, qui prend son temps pour se régénérer, je comprenais qu’en refusant de prendre le temps et en
accélérant tout le temps je ralentissais en fait le cycle de la création. Un jour j’ai su qu’en moi c’était installée une paix à l’idée qu’en fait, le temps est mon allié.

La patience

Oh, je ne suis pas devenue plus patiente dès cet instant! Les étapes du changement je les ai vécues dans cette transformation.

  • J’ai d’abord tenté de m’accrocher à mon ancien fonctionnement d’impatiente car c’est ce que je connaissais le mieux et donc ce qui nous semble souvent le choix le plus sûr.
  • J’en ensuite osé entrevoir comment je pourrais agir et penser autrement, je me suis autorisée à essayer de me voir comme une fille qui serait patiente dans sa vie. Comment cela se passerait-il? Était-ce possible? Arriverais-je à cette transformation, vraiment, moi?
  • Vint ensuite la décision; oui! Je voulais apprivoiser la patience car oui! Je croyais que le temps était mon allié. J’avais encore à déterminer des façons d’agir autrement et revoir mon fonctionnement humain toutefois j’en avais envie et j’y croyais.
  • Finalement, comme toujours la dernière étape de tout changement est l’intégration totale. J’y suis encore car selon moi, notre évolution est sans fin et toutes les situations de nos vies sont des occasions de repousser encore plus loin nos apprentissages.

Le temps et moi, maintenant

Je confirme que j’ai encore des moments d’empressement, des moments de hâte, de vive fébrilité où j’ai tendance à me projeter et vouloir aller plus vite. J’ai encore parfois des craintes lors des moments de latence ou je suis en hibernation, en grand repos mental, en observation. Je me demande encore quelques fois dans ces moments si ma
fougue et mon audace revivront lorsque mon printemps arrivera. Et comme toujours le printemps revient, toujours ma fougue elle aussi revient.

Brûler nos idées

27497434_10212150792380359_1495138007_n

Peut-être est-ce seulement moi, toutefois je vois beaucoup de contenu ces mois-ci concernant les bienfaits des échecs, le fait que tous les grands de ce monde en connaissent, etc… Pour moi, la peur de l’échec n’a jamais été si présente en affaires ou dans ma vie professionnelle. Dans d’autres sphères de vie, oui j’ai connu ça. Mais professionnellement, non, pas vraiment.

Excès de confiance?

Est-ce par excès de confiance que je n’ai pas vraiment peur de l’échec? Est-ce par un égo trop grand? Est-ce par déni? Non, je ne crois pas. À l’inverse, je crois plutôt que c’est par une confiance juste en ma capacité de rebondir, m’adapter et me relever. C’est aussi parce que oui j’ai vécu des revers et des issues moins glorieuses à certains projets.

Des exemples…

À ma deuxième année de pratique, j’avais déjà le désir de rassembler des professionnels et entrepreneurs pour les accompagner dans leur croissance et favoriser la synergie de groupe pour stimuler leur évolution. L’idée en soit était bonne, toutefois le momentum n’y était pas autant. Certains s’étaient inscrits pour des raisons bien différentes que ce que j’aurais cru (la mission du projet n’avait pas été clairement définie). La tarification n’était pas optimale (ni pour mes frais fixes de location ni pour les participants). La première cohorte a toutefois été agréable à animer et accompagner, les participants sont tous ressortis satisfaits bien que pour certains ce ne soit pas pour ces raisons qu’ils s’y étaient inscrits. Le constat que j’ai retiré de ce projet était que:

  1. J’avais voulu ratisser trop large dans les sujets couverts
  2. Je n’avais pas bien positionné le projet en terme de mission et de tarification
  3. J’avais voulu aller trop vite, trop loin

De fausses bonnes idées!

Ce que je réalise après maintenant près de 5 année de pratique et plus de 10 ans en affaires, c’est que

Toutes les idées peuvent être bonnes ou mauvaises selon divers critères de comparaison. Toutes les idées donnent naissance à quelque chose.

Ce que je sais maintenant aussi c’est qu’il y a de fausses bonnes idées qui en fait sont de bonnes idées mal exécutées ou qui sont concrétisées au mauvais moment.

La bonne nouvelle selon moi, c’est que cela m’a appris à brûler mes idées. En fait je réalise que trop souvent des idées restent trop longtemps des idées. Elles sont trop mûrement réfléchies, peaufinées et demeurent si longtemps dans la tête de son géniteur que c’est comme une grossesse qui n’en finirait plus de durer! Accouchez pour l’amour, accouchez! Dans le pire des scénarios d’accouchement; vous aurez brûlé votre idée. C’est à dire que vous réaliserez qu’elle n’est pas mûre, qu’elle a des failles et vous saurez précisément sur quel aspect mettre l’énergie créatrice. Dans le meilleur des cas, ce sera un accouchement simple et attendu qui aura fait naître une source de prospérité et de fierté pour vous.

En conclusion

Le bonus dans toute cette histoire est quand apprenant à brûler nos idées, à être dans l’action et à s’adapter dans nos projets, nous développons notre résilience et notre humilité qui sont deux ingrédients essentiels pour devenir un leader encore plus solide et authentique.

Alors vous êtes prêts? À go, on concrétise une idée!

Les leçons de mon fils à Noël

pexels-photo

Mon blogue, Déc. 2017

Leçon 1

«Une fois clairement formulée, le souhait est en train déjà de se concrétiser»

À 8 ans, c’est possiblement le dernier Noël où mon fils croira encore au gros bonhomme rouge. Et c’est une bénédiction car cela me sert une merveilleuse leçon sur la loi d’attraction et la foi que je vais appliquer à ma vie avec beaucoup plus de conviction.

Mon fils jouait avec un ami dans la salle de jeu et je l’entends mentionner qu’il a demandé une console XBOX au Père-Noël et combien il a hâte de jouer avec. Il mentionne à son ami qu’il sera le premier invité à venir jouer et lui raconte les jeux qu’il va découvrir et comment ce sera merveilleux de jouer à XBOX. Mon fils est convaincu
qu’il recevra son cadeau et il agit déjà comme si la console faisait partie de sa vie. Son ami âgé de 9ans lui répond bien candidement; Julien peut-être que tu n’auras pas de XBOX car c’est vraiment cher. Tu vas peut-être être déçu… Au moment où je me fais la réflexion que l’ami doit avoir découvert que le gros bonhomme rouge est en fait le
portefeuilles des parents et qu’il se peut que le nôtre ne soit pas si garni, mon fils lui répond en me servant le plus belle leçon possible : J’ai écris au Père-Noël et je lui ai demandé. C’est en route. Je n’ai plus qu’à attendre de la recevoir ma console XBOX.

La loi de l’attraction nous invite à demander à l’univers avec sincérité et conviction ce que nous souhaitons obtenir et ensuite d’avoir la foi que c’est déjà en route. D’agir dès maintenant comme si notre souhait était exhaussé au
présent; que l’élément convoité faisait déjà partie de notre vie. Merci mon fils, tu m’as si clairement illustré la foi et la sincérité d’un souhait authentique! Ben oui tu vas l’avoir la console XBOX, c’est déjà en route… Livré et bien caché jusqu’à la nuit magique!

Leçon 2

«Nous sommes plus riches que l’on croit»

En ce temps des fêtes, mon fils comme tous ceux de son âge, a une liste assez longue de cadeaux souhaités. Je le comprends bien car à 8 ans moi aussi j’avais des idées plein la tête de jouets et présents qui me rendraient tellement plus heureuse! Lorsqu’en discutant du coût des cadeaux, du réveillon que l’on prépare et des dépenses de fin
d’années Grand-Papa mentionnant à la blague que «si ça continuait ainsi, il serait pauvre avant Noël» Julien nous a servi une autre belle leçon de vie.

Grand- Papa, tu n’es pas pauvre! Tu as une belle maison, tu as un camion, tu travailles chaque semaine et tu manges souvent. En plus, tu nous as nous autres; maman, papa et moi on t’aime et ça c’est vraiment une richesse!

Fièrement, j’ai regardé mon père avec tellement de gratitude pour ce petit bonhomme qui nous enseigne la vie avec une telle simplicité et une candeur unique! C’est avec beaucoup d’enthousiasme que Julien et moi participeront à la Grande Guignolée cette année afin de donner notre contribution pour «les vrais pauvres qui en ont vraiment
besoin» comme dit mon fils! Et toi, en quoi es-tu riche présentement?

Les enveloppes de Sophie

7

Mon blogue, Déc. 2017
Parce que nous sommes tous en apprentissage et en évolution, chaque personne que je croise m’apporte autant que je peux lui apporter en retour. Récemment j’ai discuté de bilans avec Sophie et elle m’a partagé sa pratique des
dernières années que j’ai décidé d’appliquer cette année car elle me semble vraiment porteuse de sens tout en étant très simple d’application. Je te partage donc la méthode des Enveloppes de Sophie pour que toi aussi puisses créer ce
rituel de fin d’année dans ta vie.

 

Reconnaissances et fiertés
La première enveloppe sera dédiée à sceller ce dont tu es le plus fier et reconnaissant lorsque tu revisites ta dernière année. Tant sur les plans personnels que professionnels, tu prendra le temps de te féliciter en listant ce qui te rend heureux et fier. Ensuite tu scelleras ton enveloppe avant de passer à la suivante

 

Souhaits et objectifs
La deuxième enveloppe sera dédiée à ce que tu souhaites accomplir et vivre pour la prochaine année. Dans la même optique tu listeras tes buts personnels et professionnels, ce qui est le plus important pour toi en vue de la prochaine année. Tu scelleras cette deuxième enveloppe et tu placeras les deux enveloppes ensemble, en lieu sûr pour les 12 prochains mois.

 

Moment de vérité
À pareille date dans un an (quelque part en décembre) tu ressortiras les 2 enveloppes et tu reprendras l’exercice à une étape près;
1. Tu écriras une nouvelle enveloppe de Reconnaissances et fierté pour cette dernière année écoulée (2018). Tu ne la scelleras pas tout de suite.
2. Tu ouvriras ton enveloppe Souhaits et objectifs 2018 que tu avais scellée afin de
(re) découvrir ce qui s’y trouvait et en comparer le contenu avec la liste de Reconnaissances et fierté que tu viens de dresser. Comment ce qui te rend le plus fier est-il lié à ce que tu souhaitais et visais il y a 12 mois? Il sera vraiment
intéressant de faire le constat un an plus tard entre ce que tu souhaitais ardemment et ce qui te rends vraiment fier maintenant. Tu pourras ensuite sceller ton enveloppe Reconnaissances et Fierté 2018.
3. Ensuite tu composeras ta liste de Souhaits et objectifs 2019 et tu la scelleras, bien sûr en vue de refaire le comparatif avec tes Reconnaissances et Fierté 12 mois plus tard.

Que penses-tu de cette méthode? As-tu envie de la mettre en application? On en reparle dans un an lorsqu’on ouvrira nos enveloppes?

Un bilan authentique

3c3aba30-c86a-11e7-9bcf-008cfa0082e9

Mon blogue, Déc. 2017

Ayant parlé des bilans à quelques reprises récemment, plusieurs m’ont
demandés ma méthode, comment je faisais mes bilans. Selon la situation
précise; suite à une campagne publicitaire, un événement important ou pour mes
finances, certains aspects de mon bilan vont différer. Toutefois, qu’il s’agisse d’un
bilan ponctuel ou de mon bilan de fin d’année, la base est toujours la même :
qu’est-ce que j’aurais vraiment mieux aimé et qu’est-ce que je souhaites pour le
futur.

Les regrets
Premièrement, je ne joue pas à l’autruche. Ma première question authentique est
la suivante : Ai-je un regret en cette année? Y a t il quelque chose que j’aurai
souhaité voir tourner autrement? Soyons honnête, les regrets font partie de notre
évolution. Je n’évoque pas cette question pour m’apitoyer ou ruminer la situation,
non. Le but est de me servir de cette prise de conscience. Comment? Lorsque
j’identifie un regret, je me demande 1) Est-ce que je suis responsable de la
tournure que je déplore? 2) Qu’aurais-je pu faire de différent pour changer l’issue
de la situation? Afin que nous tirions des leçons de nos vies, nous avons tout
intérêt à s’approprier nos sentiments et faire face à nos regrets pour les apaiser.
En faisant cet exercice, je prépare le terrain pour une situation similaire qui se
présentera peut-être à nouveau dans le futur et je connais mieux ce que j’aspire
à faire en tels cas.

Les remords
La nuance étant très importante, le deuxième aspect de tous mes bilans est de
valider si je ressens des remords. C’est-à- dire; Y a t il quelque chose que j’aurais
souhaité faire cette année sans avoir osé? Souvent, petit ou grand geste, il y a un
élément que j’aurais aimé mettre de l’avant et je ne l’ai pas fait. Par peur, paresse

ou simplement parce que je n’ai pas pris le temps; j’identifie le regret en question
et je me demande : Qu’est-ce que je regrette en fait?
Affronter le regret droit dans les yeux permet d’en cerner l’importance et la
source, ainsi que cela prépare aussi le terrain pour des gestes plus audacieux
dans le futur.

Les souhaits
Le troisième aspect de mon bilan, annuel ou ponctuel, est de me ramener dans le
présent après avoir regardé dans le rétroviseur. La question authentique qui s’en
suit est : À la lumière de ses constats (remords et regrets), qu’est-ce que je me
souhaites pour la prochaine année? Au delà de ce que je souhaite avoir ou
posséder, ma question est plutôt orientée sur l’aspect être et faire; Qu’est-ce que
je me souhaite devenir et qu’est-ce que je me souhaites accomplir? Plutôt que
d’en faire une longue liste, je tente ensuite de relier les éléments; quels sont les
points communs entre mes souhaits, comment pourrais-je les résumer en
quelques mots, voir en une seule phrase courte.

Amorcer le virage
Finalement, à partir de la courte phrase résumant mes souhaits, je saisis donc
mon intention pour la future année et j’en fais un mantra que je me répèterai
souvent dans diverses circonstances ainsi que le titre de mon tableau de
visualisation. Lorsque je vivrai divers succès et moments de fierté dans mon
année je vais me répéter ma phrase et voir en quoi elle s’applique à ces
situations. Lorsque mes journées ne seront pas aussi riches que je le souhaites
ou que je me sentirai dans un impasse; la même question sera formulée : En
quoi mon mantra peut me guider maintenant?

À toi qui me suis, me lis et m’offre ta précieuse confiance, j’offre mes plus
sincères et authentiques souhaits de joie, bonheur et authenticité en cette
période des fêtes.

Célébrons nos bilans

pexels-photo-442574

Mon blogue, Nov. 2017

 

Lorsque l’on parle de bilan, on pense naturellement aux finances ou aux échecs. Pourtant, par définition le bilan est le résultat d’une action ou l’état d’une situation. Pour ma part, les bilans sont fréquents car j’aime faire le point sur ma vie et les actions que je pose. J’aime me situer dans ma vie, par rapport à mes rêves, me situer dans ma pratique de coach, dans mes projets d’entreprise. Les bilans sont les rares instants où je regarde en arrière, où je prends le temps de revoir ce que j’ai fait, ce que je ressenti, ce que j’ai vécu.

 

Toujours plus loin

Étant fondamentalement positive et orientée vers l’avenir, je suis une fervente adepte de l’adage «Le passé a sa place derrière toi, dans le passé». Toutefois, je crois que notre cheminement regorge d’informations très précieuses sur qui l’on est, sur qui l’on devient. Je comprends maintenant qu’au fil de nos vies, nous avons rarement le recul nécessaire au présent des évènements pour pouvoir en tirer la rétroaction utile et riche que l’on peut percevoir lors d’un bilan ponctuel. Parce que l’on se met souvent la pression constante d’aller plus loin, de vouloir plus, d’en faire plus, j’ai remarqué que nous ne prenons pas le temps de faire des bilans parce que nous ne trouvons pas notre cheminement aussi impressionnant que souhaité.

 

S’ancrer pour grandir

Pourtant, nous sommes souvent tellement mieux, tellement meilleurs que ce que nous croyons. Nous sommes parfois les pires juges, les plus intransigeants envers nous-mêmes et c’est pourquoi nous n’osons pas nous retourner le temps d’un bilan. Être dans le moment présent, nécessite de se situer dans le temps et de prendre le temps de s’ancrer solidement dans notre vie. Être dans le présent est une action puissante marquant le lieu entre le passé et le futur souhaité. Le temps d’un bilan, on fouille le passé à court ou moyen terme, tel l’archéologue déterminé qui recherche les vestiges des étapes marquantes du temps passé. Le bilan est l’occasion de comprendre ce qui s’est passé et de le voir avec des yeux neufs, le percevoir avec une paix intérieure que seule le temps peut avoir apportée.

 

Célébrer, peu importe le résultat

L’une des puissantes actions que j’ai intégrée à ma vie a été la célébration, peu importe le résultat obtenu. Que le résultat soit décevant, peu impressionnant ou même que les résultats escomptés ne soient pas au rendez-vous, le simple fait d’avoir essayé mérite d’être célébré. Dans chaque situation, nous pouvons célébrer; notre audace, notre courage, notre résilience, notre évolution, nos tentatives vaines, notre foi au projet, nous pouvons même simplement célébrer le fait d’être en vie lors d’un bilan. Ce que j’ai intégré par la célébration c’est la joie, la gratitude et la foi. La célébration est l’occasion de faire émerger le meilleur en toute situation, c’est la conclusion la plus logique a tout bilan que l’on entreprend.

Résolutions, objectifs et intention

pexels-photo-259890

Par Mélissa Miron

Coach-Experte, Communicatrice & Formatrice

 

La fin d’année arrive à grands pas, avec elle son habituel bilan et rétrospective. À la télé, dans les médias, au travail et en famille c’est un incontournable; on se remémore la dernière année et ses faits marquants. Avez-vous l’habitude de réfléchir tôt, dès le mois de novembre, à l’orientation que vous donnerez à la nouvelle année qui arrive? Prenez-vous un réel temps de pause pour survoler la dernière année et planifier la prochaine?

Si vous êtes dans la majorité des gens, la réponse est non. Bien sûr de façon naturelle et inconsciente certains faits de l’année sont repassés, certains souhaits sont spontanément formulés… pour souvent être vite rabroués car jugés farfelus ou impossibles à concrétiser. La réalité est que la majorité des gens confondent une résolution et un objectif. Et comme les fêtes de fin d’années encouragent les résolutions, souvent prises lors du 3e verre de vin le 31 décembre, le taux de réussite des fameuses résolutions est catastrophique!

RÉSOLUTION

La résolution a pour fondement profond d’apporter un changement d’attitude ou d’habitude. Selon les définitions possibles; la résolution est soit 1) une solution à un problème 2) une décision volontaire arrêtée après délibération 3) synonyme de détermination, énergie ou fermeté.

La majorité des résolutions sont prises en lien avec la définition #1; comme solution d’un problème. Par exemple; s’abonner au gym comme solution à son manque de tonus et d’énergie, se mettre au régime comme solution aux vêtements qui rapetissent, arrêter de fumer (encore cette année) ou boire moins de vin. Ces résolutions, bien qu’à la mode et toutes bénéfiques pour votre santé, sont souvent vouées à l’échec car elles ne sont pas bien cimentées dans votre esprit, dans votre vie. En référence à la définition 2; la résolution que vous prenez est rarement arrêtée après délibération, elle est plutôt prise spontanément dans bien des cas. Aussi, votre résolution n’est pas assez murie et définitive pour être porteuse d’une vraie détermination et d’une volonté ferme.

 

OBJECTIF

L’objectif, quant à lui est d’une toute autre nature. Il fait référence à un idéal à atteindre, au dépassement de soi, à une balise fixée que l’on atteindra. L’objectif est directement lié au passage à l’action, à un plan que vous élaborerez en étapes pour atteindre cet objectif. C’est le but à atteindre, le point fixé à l’horizon pour vous permettre d’avancer vers vos aspirations. Vous devinez peut-être en lisant cette description que ce qui permet de passer à l’action; c’est de fixer ce fameux objectif! De le choisir et de le rendre précis tel le centre d’une cible que vous aurez à vue toute l’année. Toutefois, ce qui augmente encore plus votre taux de réussite lié à votre objectif, c’est le plan d’action. Tant que l’objectif reste vaguement choisi et nommé, qu’il n’est pas placé dans votre vie à l’aide d’une stratégie concrète; votre objectif ne restera qu’un idéal souhaité.

L’une des méthodes les plus efficaces pour l’élaboration d’un plan d’action, d’une stratégie liée à un objectif est la méthode S.M.A.R.T.E que j’utilise fréquemment.

Prenons un exemple concret pour mieux illustrer et comprendre le processus;

Objectif :                   Je voudrais être mieux dans ma peau, retrouver la forme

S pour spécifique      Votre objectif doit être précis, bien défini

L’objectif devient : Je voudrais aller au gym 3 fois par semaine et perdre 5 kg

M pour mesurable   Comment pourrez-vous constater et mesurer l’évolution de votre objectif

La mesure pourrait être : Je vais noter chaque visite au gym dans un calepin et me

peser à chaque vendredi

 

A pour accessible     Croyez-vous vraiment en cet objectif? Est-ce possible d’y accéder?

Tant que vous ne croyez pas à 100% que votre objectif est accessible, vous ne

ferez pas toutes les actions du plan…

 

R pour réalisable      Avez-vous les capacités et les ressources nécessaires pour atteindre votre objectif?

Avez-vous le budget pour aller au gym? Avez-vous un mode d’alimentation

permettant de perdre du poids? Avez-vous assez de confiance, de motivation, de

volonté? Ect…

T pour temporel       Prévoyez un échéancier précis des différentes étapes ainsi qu’une date officielle pour atteindre l’objectif

Prévoir à l’avance une plage horaire précise 3 fois par semaine pour le gym,

prévoir du temps pour faire de nouvelles recettes, prévoir du temps pour faire le

bilan des progrès. Vous mettre des dates de mesures, de pesée et une date à

laquelle vous voudriez avoir perdu le 5kg en question.

 

E pour écologique    Est-ce que l’intégration d’un tel plan d’action respecte votre écologie personnelle et professionnelle (entourage, amis, réalité quotidienne, horaire, etc…)

Est-il acceptable dans votre vie familiale et votre horaire d’aller 3 fois par semaine

au gym? Est-il acceptable et intéressant pour votre famille d’avoir de nouvelles

habitudes alimentaires? Est-ce que votre entourage vous soutiendra dans vos

nouvelles habitudes?

 

INTENTION

Souvent l’on me demande comment choisir le bon objectif, son objectif. Dans tous les aspects de votre vie méritant attention et dépassement, choisir où mettre son énergie, où arrêter son choix peut être un défi en soi. C’est alors que je recommande de débuter le processus par se choisir une intention envers la prochaine année qui arrive.

L’intention, c’est le motif derrière toutes vos actions, vos pensées et vos émotions. C’est ce qui teinte vos comportements et vos perceptions et l’intention est très proche de votre intuition, de votre petite voix qui en votre fort intérieur vous guide.

Donc, dès maintenant je vous invite a choisir un mot qui spontanément vous vient en tête en lisant cet article comme intention de départ. Ça pourrait être une foule de mots; plaisir, constance, patience, volonté, essor, liberté, la liste pourrait perdurer ainsi de longues pages. Voyez ensuite comment ce mot, gardé bien en tête peut s’intégrer à votre vie et en teinter vos sentiments et vos actions. Comment en gardant votre intention en tête, votre perception de votre réalité quotidienne peut évoluer. C’est là une première et très bonne piste à suivre pour en arriver à choisir un objectif précis un peu plus tard, en début d’année où encore au moment que vous déciderez comme opportun.

Bon temps des fêtes et Bonne Année!

À vos marques [personelles]!

bookblock-363195

Par Mélissa Miron

Coach de succès – Conférencière – Formatrice

 

La marque personnelle (personnal branding) est devenu un incontournable pour le professionnel moderne. Bien plus qu’une mise en valeur, la marque personnelle inclus divers éléments distinctifs et significatifs permettant de créer un aura unique pour chaque individu. Longtemps réservé aux entreprises et organisation, le concept de marque s’est transposé aux individus en affaires, aux entrepreneurs pour maintenant rejoindre tout professionnel ou personne active professionnellement.

 

C’est quoi au juste?

La marque personnelle englobe l’ensemble des éléments qui vous distinguent et vous rendent uniques : qualités, compétences, talents, forces, valeurs et mission. Bien plus qu’un inventaire de vos réalisations, votre marque personnelle défini qui vous êtes, ce que vous aimez, ce qui vous fait vibrer et pourquoi vous existez. Votre marque permet d’élaborer un ptich, de vous définir, de vous décrire et d’adresser à un auditoire défini (clients, collaborateurs, futurs employeurs) vos atouts.

 

Par où commencer?

Débutez par votre C.V. Y sont possiblement listés vos compétences particulières, qualités principales et accomplissements particuliers. Partant de cela, ressortez tout ce qui vous semble vraiment important, toute information que nous devons savoir pour bien vous connaître.

 

Ensuite, demandez-vous ce qui est important pour vous? Les valeurs qui régissent vos actions et vos décisions. À titre d’exemple, des valeurs importantes pour moi sont le plaisir, l’authenticité, la liberté, l’évolution et le respect.

 

Demandez-vous maintenant ce qui vous rends heureux, passionné. Qu’est-ce qui vous importe, vous motive, vous stimule?

 

Comment voyez-vous le monde? Qu’est-ce que vous aimeriez changer ou rendre meilleur par votre travail, votre apport?

 

Maintenant, ressortez ce qui vous distingue des autres professionnels de votre domaine. Qu’est-ce qui vous rend unique, apprécié, qu’est-ce qui fait de vous une personne intéressante et agréable à cotoyer.

 

Arrivés à ce stade, vous devez maintenant vous valoriser, sans fausse modestie ni gêne. Qu’est-ce qui vous rendez indispensables pour vos clients, pour une équipe de travail ou pour un futur employé? Que faites-vous mieux que la majorité? Quel est l’avantage concurrentiel de vous choisir VOUS plutôt qu’un autre?

 

Se voir dans les yeux de… Google!

Maintenant vous avez suffisamment d’informations pertinentes sur votre unicité, votre personnalité pour filtrer votre marque personnelle telle que le ferait Google. C’est à dire, quels sont les mots-clés que nous devrions inscrire dans la barre de recherche pour arriver le plus directement à vous? Comment pourrais-je vous rechercher de la façon la plus simple? Encore une fois à titre d’exemple, pour ma part je donnerais comme mots-clés de ma marque personnelle : coaching-communicatrice-succès-audace-authenticité. Bien sûr il pourrait y avoir une foule de sous-liens à faire, toutefois rappelez-vous que Google va au chemin le plus court, le plus direct et le plus simple.  C’est un peu comme passer tous les éléments de votre marque au tamis afin d’en conserver seulement les plus forts et grands éléments. De là les ramifications se tisseront d’elles-mêmes.

 

En savoir plus sur la marque personnelle

Le concept vous intéresse et vous désirez vraiment mettre de l’emphase sur votre marque personnelle afin de la rendre forte et solide? Voici deux autres articles connexes que je vous suggère de lire et de mettre en pratique :

 

Infopresse : http://www.infopresse.com/article/2015/11/24/creer-sa-marque-personnelle-en-5-etapes

 

L’Effet A : https://effet-a.com/cohorte-2/robert-dumas/construire-et-gerer-sa-marque-personnelle-ca-sapprend/

 

Un parcours de 100 jours est même offert depuis 2 ans au Québec, chapeauté par Isabelle Hudon et l’Effet A : https://effet-a.com/formation/

 

À vos marques, prêts? Rayonnez!

Chercher trop loin

240_F_121400541_ap9LOrlZJsGv7YzvRvNDeGnVHjPxJKmj

Mélissa Miron

Coach de succès, Conférencière, Communicatrice

 

 

De plus en plus intuitive, authentique et minimaliste, je suis une perfectionniste-scénariste en rémission. Ce que je veux dire en fait; c’est que j’ai passé une grande partie de ma vie à vouloir être parfaite, que tout soit parfait et j’élaborais des scénarios toujours plus catastrophiques ou angoissants pour justifier ma minutie à outrance. Je cherchais toujours à en faire plus, à comprendre plus, je me posais des milliers de questions et je croyais que la réussite d’une vie passait par une compréhension cérébrale uniquement des situations.

 

Authenticité et Marketing

Si j’ai adopté un marketing plus authentique, c’est que j’ai d’abord choisi le chemin authentique pour moi-même au quotidien. J’ai choisi de revenir à moi, de mieux me connaître, de reprendre mon pouvoir et de miser sur qui je suis pour bâtir ma pratique de coaching, pour bâtir mon empire.

Être soi est tellement plus simple qu’on le croit! C’est un chemin audacieux à emprunter dans une société qui nous demande constamment d’être plus ou mieux, mais c’est un chemin si merveilleux que de revenir vers soi pour partir vers les plus hauts sommets!

L’humain cherche à rendre compliqué ce qui est simple. Sois-toi, tout simplement. Lire la suite…

Perdre le contrôle ou prendre le pouvoir?

vincent-tantardini-379710

Par Mélissa Miron

Coach de succès – Conférencière – Formatrice

 

Ma dernière conférence sur scène traitait du pouvoir. De la différence entre le contrôle et le pouvoir pour être plus juste. Sujet riche et vaste, je réalise encore à quel point ce sujet s’applique à toutes les sphères de nos vies tellement chargées et bien sûr à nos comportements au travail. Avez-vous souvent le réflexe de vouloir contrôler les circonstances, les délais, vos collègues, vos employés? Avez-vous le désir de contrôler ce qui se passe, comment la suite va se passer et ainsi contrôler les résultats? Surement oui… On a tous ce désir à un moment où l’autre. Le véritable problème survient lorsque ce n’est plus un désir, c’est votre seconde nature.
Le problème est réel lorsque contrôler est votre seul but, votre combat de chaque instant. Le désir de contrôle est énergivore et vous bouffe possiblement vos meilleures heures d’efficacité à vous débattre en vain contre le vent. Le besoin de contrôle cache souvent un manque de confiance en soi et la peur d’échouer.

 

L’idée du contrôle

 

Bien assise dans notre égo, l’idée du contrôle est une illusion des plus parfaites! Elle laisse croire à l’humain que nous sommes qu’il est effectivement possible de décider de ce qui va se passer ou encore d’avoir main mise sur les circonstances ou les gens. Rien n’est plus faux! Le contrôle est une illusion permettant de rassurer l’humain quant à son libre-arbitre et son jugement. Mais en réalité, l’humain n’a jamais le contrôle, non. Il ne l’a jamais eu et ne l’obtiendra jamais. L’humain a une arme plus redoutable encore, un atout plus précieux; LE POUVOIR.

 

Le vrai atout : le pouvoir

 

Le pouvoir est possiblement notre force cachée la moins exploitée. Lorsque survient un imprévu, je n’ai pas le contrôle sur la situation, j’ai le pouvoir de me positionner face à la situation. J’ai le pouvoir de choisir, agir, m’ajuster et surtout puiser en moi pour être fort et puissant. Malgré que je ne puisse pas changer la situation, j’ai le pouvoir sur l’aspect du «comment» la situation va se gérer.

 

Pouvoir est le verbe lié à nos capacités, nos compétences. Pouvoir est lié aux verbes, choisir, faire, agir, bouger, réagir, concrétiser, réaliser, bâtir. J’ai le pouvoir. J’ai la capacité. J’ai la compétence. J’ai une foule de possibilité. Pouvoir, c’est en fait ce que tout le monde cherche. L’enfant veut pouvoir marcher, s’habiller, manger tout seul, comme un grand. L’ado veut pouvoir décider, choisir, sortir seul et s’affranchir. L’adulte veut contrôler? Illusion. L’adulte veut vraiment au fond sentir qu’il est aux commandes de sa vie, des situations et qu’il a le pouvoir de choisir, être, agir et faire. Sortir de l’illusion du contrôle et embrasser le pouvoir c’est prendre conscience de l’immense force de l’humain.

Concrètement, je fais comment?

 

O.K. au quotidien vous aimeriez savoir comment passer du contrôle au pouvoir? Voici quelques suggestions que j’applique personnellement :

 

  • Un collègue s’absente et cela affecte un projet, un dossier ou me rajoute des tâches? Plutôt que de rager, m’obstiner, tenter de le convaincre d’entrer au bureau ou de me braquer (contrôle) je me demande; «Que puis-je faire pour alléger la situation et tenter de prioriser les tâches les plus importantes?» «Comment cette situation est une opportunité pour moi d’être dans mon pouvoir?»
  • Le réseau informatique plante ou le photocopieur fait défaut au moment de finaliser un document ultra-important à être utilisé dans quelques minutes? Plutôt que de rager, appuyer vingt-cinquante-cent fois sur le bouton marche, céder à la panique ou être empreint d’un stress inutile (contrôle) je me demande; «Qu’est-ce qui pourrait vraiment aider présentement?» «Quel plan B puis-je mettre en branle dès maintenant?»

 

Il est prouvé que lorsque nous sommes prêts à faire face à une situation, nous sommes plus confiants et solides. Préparez-vous, car oui il y aura toujours des contretemps et des imprévus! Une bonne façon de se préparer est de se mettre en tête les deux phrases suivantes à utiliser généreusement dans toute situation venant bouleverser vos plans :

 

  1. Est-ce une situation qui demande une action immédiate et urgente? (Ex : en cas d’accident)
  2. Qu’est-ce que je peux faire, concrètement, pour m’ajuster face à cet imprévu/incident? (Être proactif et en pouvoir plutôt qu’en réaction passive)

 

Passer du contrôle au pouvoir demande un petit élan d’audace… C’est ce qu’il faut pour lâcher la liane du contrôle et attraper celle du pouvoir.

 

 

 

 

 

 

 

Paru dan PAX Magazine, juillet 2017, Vol. 4, No 6